[màj le 06/02/2017]

Je ne pouvais pas clore ce dossier sans consacrer une page à Georges Boillot, héros du Grand Prix de l'ACF d'Amiens, grand champion et pilote de chasse :

Georges Boillot est né le 3 août 1884 dans le département du Doubs, à Valentigney, près d’Audincourt, Sochaux, et Montbéliard (hauts lieux de l’histoire automobile française). Il se fait tout d’abord connaître par ses performances en cyclisme amateur. Mécanicien de formation, il entre en 1908 chez Peugeot, dans l’écurie Lion-Peugeot où il devient pilote de compétition. Il débute sa carrière en remportant plusieurs épreuves en catégorie « Voiturettes » sur des voitures Lion-Peugeot et, avec son collègue Jules Goux, il parvient à convaincre Peugeot de participer aux courses en catégorie « Grand Prix » dès 1912.
Jules Goux est né, comme Georges Boillot, à Valentigney, près de Sochaux-Montbéliard, en 1885.

Principales participations à des courses :

1908 :

Il participe le 10 mai 1908 à la 2è Corsa Vetturette Madonie / Targa Florio (course de voiturettes), à Madonie, en Italie, au volant d’une Lion-Peugeot, mais est éliminé avant même d’avoir fait un tour de circuit. Deux autres Lion-Peugeot engagées terminent à la 1ère place (Giosué Guippone, déjà vainqueur de nombreuses courses, sur Lion-Peugeot) et à la 6è place.

Suit la Coupe de Catalogne (course de « Voiturettes »), le 28 mai 1908 à Sitges en Espagne, où Georges Boillot termine la course à la 7è place sur une Lion-Peugeot. Les Lion-Peugeot y sont présentes en force (5 voitures) et terminent aux 1ère (Giosué Guippone), 3è, 5è, 6è et 7è places.

Le 6 juillet 1908, Georges Boillot (n°55) est au départ du Grand Prix des Voiturettes à Dieppe, sur une Lion-Peugeot. Il termine à la 4è place, juste derrière Jules Goux (n°34). Les 3 Lion-Peugeot engagées terminent aux 3è, 4è et 15è (Giosué Guippone, n°10) places.

 

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Boillot, sur la Lion-Peugeot n°55, au Grand Prix des Voiturettes
de Dieppe, le 6 juillet 1908 / Image : Gallica

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L'équipe Lion-Peugeot (de gauche à droite : Giosué Guippone,
Jules Goux et Georges Boillot) au Grand Prix des Voiturettes
de Dieppe, le 6 juillet 1908 / Image : Gallica

La 3è Coupe des Voiturettes de Compiègne se déroule le 27 septembre 1908. Georges Boillot termine en 12è position sur sa Lion-Peugeot. Jules Goux arrive 3è sur la sienne, mais la troisième Lion-Peugeot pilotée par Giosué Guippone ne termine pas la course.

1909 :

Le 26 avril 1909, il prend part à la 3è Corsa Vetturette à Madonie / Targa Florio (course de voiturettes) sur une Lion-Peugeot, mais ne peut faire qu’un tour et ne termine pas la course. En revanche, Jules Goux et Giosué Guippone, tous deux sur Lion-Peugeot, se placent respectivement à la première et à la 3è place (déclassé pour ravitaillement hors zone autorisée).

Le 20 mai 1909, lors de la 2è Coupe de Catalogne à Sitges (course de voiturettes), Georges Boillot est victime d’un crash au 2è tour, avec sa Lion-Peugeot. Il est encore une fois malchanceux alors que son coéquipier Jules Goux termine premier sur Lion-Peugeot. Quatre autres Lion-Peugeot engagées ne terminent pas la course (dont celle de Boillot).

C’est à Boulogne, le 29 juin 1909, pour la 4è Coupe de Voiturettes, que Georges Boillot se rapproche du podium en terminant à la 4è place avec sa Lion-Peugeot. Mais une fois encore, Jules Goux (arrivé second) et Giosué Guippone (vainqueur) sont les plus forts, toujours sur Lion-Peugeot. Peugeot commence ainsi à collectionner de belles victoires en catégorie « Voiturettes » grâce à ses pilotes aguerris.

Enfin, c’est le 29 août 1909, à Caen, lors de la 2è Coupe de Normandie (course de voiturettes), que Georges Boillot prend enfin une première place sur le podium avec sa Lion-Peugeot. Cette fois, Giosué Guippone est derrière, arrivé 3è et Jules Goux a abandonné (tous deux sur Lion-Peugeot).

Pour la première Coupe d’Ostende, le 14 septembre 1909, c’est à nouveau les ennuis pour Georges Boillot et sa Lion-Peugeot qui abandonne dès le début de la course pour un problème de cylindres. Jules Goux fait à peine mieux et abandonne lors du 7è tour sur un problème mécanique de sa Lion-Peugeot. C’est à nouveau Giosué Guippone qui place une Lion-Peugeot sur la plus haute marche du podium.

1910 :

Le 29 mai 1910, Georges Boillot (n°9) participe à la 3è Coupe de Catalogne à Sitges, toujours sur une Lion-Peugeot. Hélas, la réussite n’est pas encore au rendez-vous et il abandonne en cours d’épreuve. Cependant, et comme cela devient une habitude, Jules Goux (n°5) termine à la première place, suivi de Giosué Guippone (n°4), second, et tous deux sur les Lion-Peugeot. Une quatrième lion-Peugeot pilotée par Pujol (n°8) ne termine pas la course.

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Jules Goux
Image : Bain News Service, Publisher & Libray Of Congress

La 2è Coupe d’Ostende, le 4 septembre 1910, voit Georges Boillot monter enfin sur la seconde marche du podium, juste derrière son futur coéquipier Paolo Zuccarelli (sur une Hispano-Suiza). La course se résume à un duel Lion-Peugeot et Hispano-Suiza. Cette fois, Jules Goux et Giosué Guippone ne terminent pas la course.

Pour la 3è Coupe de Normandie, le 9 octobre 1910, c’est Jules Goux qui termine premier devant Georges Boillot, tous deux sur les Lion-Peugeot. Une troisième Lion-Peugeot inscrite ne s’est pas présentée au départ.

La course de côte du Mont Ventoux, épreuve difficile et réputée, est remportée par Georges Boillot pour la première fois cette année 1910, en catégorie « Voiturettes » sur une Lion-Peugeot.

L’année 1910, pour Georges Boillot, se termine par sa participation à la 5è Coupe des Voiturettes de Boulogne, le 18 septembre. C’est encore en 4è position (n°12) qu’il termine la course sur Lion-Peugeot. Devant, Paolo Zuccarelli (n°2) est vainqueur sur Hispano-Suiza, suivi de Jules Goux (n°16)Lion-Peugeot) et de Jean Chassagne (Hispano-Suiza). La Lion-Peugeot de Giosué Guippone (n°5) n’a pu prendre le départ.

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Ravitaillement de Boillot, à la Coupe des Voiturettes
de Boulogne-sur-Mer, le 18 septembre 1910 / Image Gallica

 

1911 :

En 1911, la 6è Coupe des voiturettes de Boulogne, le 25 juin, préfigure déjà les futures courses en catégorie « grand prix » du fait de la présence de pilotes tels que Paul Bablot, Georges Boillot, René Thomas, Albert Guyot, Dario Resta, Emile Mathis, Victor Rigal, Jules Goux, Fernand Gabriel, Louis Wagner, Paul Zuccarelli…
Georges Boillot (n°4) termine la course à la seconde place sur sa Lion-Peugeot, derrière Paul Bablot sur une Delage. Jules Goux (n°22), René Hanriot (n°43) et Paolo Zuccarelli (n°33), tous trois sur Lion-Peugeot, ne terminent pas la course.

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Boillot (n°4) au départ de la Coupe des Voiturettes
de Boulogne-sur-Mer, le 25 juin 1911 / Image Gallica

Le 3 novembre 1911, pour la 3è Coupe d’Ostende, Georges Boillot remporte un prix au tour, mais Jules Goux et Paolo Zuccarelli terminent premier et second sur les Lion-Peugeot.

Il participe à une course de côte de Gaillon (Eure) sur une Lion-Peugeot et remporte pour la deuxième fois (consécutive) la course de côte du Mont Ventoux.

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Boillot lors de la course de côte de Gaillon / Image Gallica

 

1912 :

1912 est donc l’année « charnière » lorsque les pilotes de l’écurie Peugeot-Lion réussissent à convaincre Peugeot de s’engager en catégorie « Grand Prix ». La Peugeot L76 naît. C’est le premier véhicule au monde doté d'un double arbre à cames en tête et de quatre soupapes par cylindre.

Le Grand Prix de l’ACF en 1912, organisé le 24 juin 1912 sur le circuit de Dieppe constitue donc l’une des premières occasions pour Peugeot de se mesurer aux autres constructeurs en catégorie « Grand Prix ». Et c’est Georges Boillot (n°22) qui triomphe avec sa nouvelle Peugeot L76, devant le français Louis Wagner (sur Fiat S74), et les 3 Sunbeam (en catégorie « Voiturettes » de Victor Rigal (Fra), Dario Resta (pilote anglais) et Emile Medinger (Fra).
D’autres Peugeot ont pris part à la course mais ne l’ont pas terminée : René Thomas (n°47) sur Lion-Peugeot L3 (en catégorie « Voiturettes », problème moteur), Paolo Zuccarelli (n°45) sur une autre L76 (problèmes d’allumage) et Jules Goux également sur L76 (n°13) ravitaillement hors des stands).

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Boillot (n°22), lors du Grand Prix de l'ACF 1912, le 24 juin 1912,
à Dieppe / Image Gallica

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Boillot (n°22), lors du Grand Prix de l'ACF 1912, le 24 juin 1912,
à Dieppe / Image Gallica

Timbre Niger Boillot
Témoignage du succès de G. Boillot, ce timbre de la République du Niger
à son effigie et en référence à son palmarès 1912 !

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Ravitaillement de Boillot (n°22) lors du Grand Prix de l'ACF 1912,
le 24 juin 1912, à Dieppe / Image Gallica

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Boillot (n°22) lors du Grand Prix de l'ACF 1912,
le 24 juin 1912, à Dieppe / Image Gallica

 

Le 9 septembre 1912, Georges Boillot (n°32) participe à la Coupe de la Sarthe/Grand Prix de France, au Mans, avec une Peugeot L76 mais ne termine pas la course suite à un problème de radiateur, comme René Thomas (n°3) sur une Lion-Peugeot L3 (en catégorie « Voiturettes »). Ses coéquipiers des « charlatans » ont une nouvelle fois plus de succès puisque la coupe est remportée par Jules Goux (n°27) sur sa L76, suivi de Paolo Zuccarelli (n°13) sur une Lion-Peugeot L3 (en catégorie « Voiturettes »).

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Boillot avant la Coupe de la Sarthe/Grand Prix de France
sur la Peugeot L76 / Image Gallica

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Coupe de la Sarthe/Grand Prix de France
Boillot sur Peugeot L76 / Image Gallica

 

En 1912, Georges Boillot réitère également une victoire à la course de côte du Mont Ventoux, cette fois sur la nouvelle et prometteuse L76. C'est sa troisième victoire consécutive !

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En plein virage sur le Ventoux !

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On prend la pose avec la L76 pour les journalistes ! (source Gallica)

 

1913 :

L’année 1913 est véritablement l’année « Georges Boillot » avec un magnifique palmarès dont Peugeot tire une véritable gloire et qui fait l’objet de multiples publicités.

Georges Boillot remporte tout d’abord le premier Circuit de Provence (15 juin) sur une toute nouvelle Peugeot, la EX3, une voiture mise au point par le petit groupe de pilotes de Peugeot (Paolo Zucarrelli, Jules Goux et Georges Boillot) et du très discret ingénieur Ernest Henry. Equipe véritablement "à part", ils disposent alors de locaux situés à Suresnes, hors des usines Peugeot et jouissent d’une grande liberté.
La Peugeot EX3 est l’évolution de la L76, cependant de moindre cylindrée pour s’adapter au règlement fixé en 1913 par l’ACF. Elle possède une cylindrée (4 cylindres et 4 soupapes par cylindre) de 5,65 litres pour une puissance de 125 chevaux environ.
Elle possède 5 rapports plus une marche arrière. L’embrayage est un cône en cuir.
C’est une voiture résolument moderne et esthétique, promise à un bel avenir ! D'ailleurs, Jules Goux remporte les fameux 500 miles d'Indianapolis sur une EX3 le 30 mai 1913 !

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Jules Goux gagne les 500 miles d'Indianapolis sur Peugeot EX3 !
Image : Bain News Service, Publisher & Library Of Congress

Le 12 juillet, le réputé Grand Prix de l’ACF a lieu sur le circuit d’Amiens. Georges Boillot (n°8) remporte l’épreuve, juste devant Jules Goux (n°14) sur les Peugeot EX3. La troisième Peugeot engagée et pilotée par Delpierre (n°18) a un accident dès le premier tour, en partie lié à un manque d’expérience de son pilote. En effet, c’est Paolo Zuccarelli, 26 ans, qui devait en prendre le volant, mais il a été victime d’un accident mortel lors d’essais sur route « ouverte » près d’Evreux le 7 juillet, soit une semaine avant le Grand Prix.
Georges Boillot remporte surtout ce Grand Prix devant tous les grands noms de la course automobile et Peugeot communique largement sur ce doublé.

Le 5 août 1913, le 3è Grand Prix de France/Coupe de la Sarthe, sur le Circuit du Mans, voit les deux Peugeot déclarer forfait (Georges Boillot, n°13, et Jules Goux, n°21).

Mais le 21 septembre, retour en force sur le circuit de Boulogne lors de la 7è Coupe des Voiturettes de Boulogne, avec des Peugeot de catégorie « voiturettes » pilotée par Georges Boillot (n°8), Jules Goux (n°19) et Victor Rigal (n°26). Georges Boillot remporte l’épreuve devant Jules Goux. Victor Rigal termine à la 5è place.

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Boillot victorieux lors de la Coupe des Voiturettes de Boulogne
Image Gallica

 

Georges Boillot remporte également le 24 août 1913 sa troisième victoire à la course de côte du Mont Ventoux sur son EX3.

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Boillot (n°60) à la course de côte du Mont Ventoux
Image Gallica

 

Il remporte également la course de côte de Laval, sur Peugeot (épreuve organisée par l'A.C. de la Sarthe) et la course de côte de Saint Symphorien, toujours sur Peugeot.

1914 :

Le 4 juillet 1914, Georges Boillot est très attendu au Grand Prix de l’ACF à Lyon. Il doit hélas abandonner lors du dernier tour, avec une Peugeot EX5 en piteux état, poussée au bout de ses performances, alors qu’il a mené la course en permanence, talonné par Christian Lautenschlager sur une Mercedes GP. C’est le succès pour Mercedes qui place 3 voitures sur le podium ! Et la déception nationale, dans un contexte tendu  à quelques semaines du début de la Grande Guerre. Jules Goux termine malgré tout 4è sur une EX5, et Victor Rigal, à la 7è place, également sur une EX5 sauvant ainsi l’honneur…

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Boillot en juin 1914, peu avant le Grand Prix de l'ACF à Lyon
Image Gallica

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Boillot lors du Grand Prix de Lyon de l'ACF 1914
Image Gallica

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L'équipe Peugeot pour le Grand Prix de Lyon de l'ACF 1914
Image Gallica

 

Cette année-là, il remporte la course de côte du Mont Lombert à Boulogne-sur-Mer, celle de Colembert-la-Chapelle et celle du Pont de Bainethun à Boulogne-sur-Mer, toutes sur Peugeot.

En 1914, Georges Boillot part aux Etats-Unis pour y disputer, le 30 mai, les 500 miles d'Indianapolis. Cette épreuve a été remportée en 1913 par son coéquipier Jules Goux au volant d'une Peugeot EX3.
Lors des qualifications, Georges Boillot établi un nouveau record de vitesse pour les Etats-Unis, proche des 100 miles/heure, sur les distances de 1,5 et 2 miles. Son coéquipier Jules Goux est second au chrono.

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Georges Boillot, sur une Peugeot EX3, à l'occasion de son record de vitesse
lors du grand Prix d'Indianapolis
Image : Bain News Service, Publisher & Library Of Congress

Lors de l'épreuve finale, Boillot est contraint à l'abandon, alors que Goux termine à la 4è place. Les français sont bien représentés puisque c'est René Thomas qui remporte l'épreuve sur une Delage, devant Arthur Duray sur une Peugeot, Albert Guyot terminant 3è sur une Delage. Le vainqueur a empoché la somme de 39.750$ !

 

Un héros national dans la guerre :

 

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Victor Rigal, autre champion automobile, et Georges Boillot, le 7 octobre 1914,
alors qu'ils sont mobilisés dans l'Armée française, avec une automobile Peugeot
Images : Bain News Service, Publisher & Library Of Congress (1) et (2)

Au début de la guerre, le 2 août 1914, il est mobilisé et devient chauffeur du Général Joffre avec le grade de maréchal des logis. Ayant son brevet de pilote d’aviation civile depuis 1913 (un article de presse évoque également le n° de brevet 395, depuis 1911), il est intégré à l’aviation militaire en septembre 1915 dans la 49è, 15è et 65è escadrilles du 1er groupe d’aviation française au grade de sous-lieutenant. Il pilote sur avion Nieuport, avec le matricule 4240. Il vole avec l'un des As de la Grande Guerre, Navarre, qui sera son dernier coéquipier. Il obtient dès mars 1916 la croix de guerre pour sa bravoure et son premier Fokker ennemi abattu. En avril, il abat un Aviatik allemand et devient Chevalier de la Légion d’Honneur.

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Georges Boillot dans la Première Guerre Mondiale

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Fiche d'affectation de Georges Boillot

Le 19 mai 1916, il se retrouve seul face à cinq Fokkers ennemis, en abat un mais est lui-même abattu, blessé par deux balles de mitrailleuse. Tombé dans les lignes françaises, il est récupéré mais décède à l’hôpital de Vadelaincourt, dans la Meuse, et y est enterré le 21 mai. La presse évoque parfois qu'il a été tué sur le coup, en plein vol. Son corps sera transferé le 8 janvier 1921 au cimetière du Père Lachaise (concession 63 PA 1914, cadastre 351).

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Image : Mémoire des Hommes

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Extraits de l'Annuaire des "Vieilles Tiges" de 1929
(Association Amicale des Pilotes Aviateurs brevetés avant août 1914).
On note une date de décès différente (le 20 mai au lieu du 19 mai),
mais son n° de Brevet y est concordant (n°395).

Le Petit journal 08-01-1921
Extrait du Petit Journal du 8 janvier 1921, annonçant le retour
de la dépuille de G. Boillot au Père Lachaise (source Gallica).

Le Journal du 9 janvier 1921
Extrait du quotidien Le Journal du 9 janvier 1921 : éloges et histoire de G. Boillot
à l'occasion du transfert de sa dépouille au Père Lachaise (source Gallica).

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Les obsèques de Georges Boillot au Père Lachaise, le 8 janvier 1921 (source Gallica)

L'une des courses organisées par la suite chaque année à Boulogne-sur-Mer prendra son nom : la Coupe Georges Boillot. Une stèle en bronze du sculpteur Loiseau-Rousseau a été érigée sur le bord de ce circuit de Boulogne-sur-Mer. Elle n'existe plus aujourd'hui, mais une plaque garde la mémoire de ce héros national route de Desvres à Saint-Martin-Boulogne. A noter qu'il existe une rue Georges Boillot dans cette commune.

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La stèle à Boulogne-sur-Mer (Image wikimedia commons),
photo parue dans Le Monde Illustré du 8 septembre 1923, p.183.

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La stèle de Loiseau-Rousseau sur Gallica

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Plaque à la mémoire de G. Boillot, située route de Desvres à Saint-Martin-Boulogne
Source : Mme Baheux-Douchin / Les Amis du Patrimoine Saint-Martinois (01/2017).

Un monument a également été érigé à proximité du circuit de Montlhéry. Il est visible sur cette page.

Pour en savoir plus sur les différents circuits et épreuves de Boulogne-sur-Mer, suivez ce lien, ou encore cette page facebook.

 

 

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